Histoire et patrimoine

Historique de STAINVILLE

L’origine historique du village de Stainville remonte très probablement à la période gallo-romaine.
Selon certaines sources (*), l’origine du nom dériverait de l’anthroponyme germanique Sittin et du latin villa. Quelques écrits datant du XIVe s. mentionnent le terme de Septainville dérivé du latin septem villae, les sept fermes.

Château de Choiseul

De l’ancien régime, subsiste le Château de Choiseul, propriété de l’ancienne et illustre maison de Stainville, connue déjà au XIIIe s et dont les armes sont d’or à la croix ancrée de gueules (voir chapitre blason).
En 1350, ce château était féodal. Reconstruit et remanié à la Renaissance, il adopte alors une toiture percée de lucarnes ouvragées.
En 1364, le Sire Perrinet de Stainville se reconnaît homme-lige du Duc de Bar. Baronnie érigée en Marquisat en 1722, c’est en 1748 que Louis XV donne à Etienne François de Choiseul Stainville (neveu d’Etienne de Stainville et futur ministre des affaires étrangères) la baronnie de Beurey, la terre de Mussey et la seigneurie de Bazincourt. Puis celui-ci érige ce marquisat en Duché Pairie de France.

La statue de Napoléon

L’historien meusien Bunnabelle précise que l’Empereur est passé au moins deux fois à Stainville :

  • le 26 février 1805 après la bataille d’Austerlitz,
  • et le 27 octobre 1809 après la bataille de Wagram.

Il a certainement traversé la localité fin janvier 1814 lors de la campagne de France. C ‘est en 1842, alors que le souvenir de l’épopée napoléonienne est resté très vif, que les membres du Conseil Municipal présidé par le maire Marcel Charoy, décident : « de construire un bâtiment pour la pompe à incendie installée sur le puits » et dont « le dôme sera surmonté d’une statue en pied de 1,60m de hauteur représentant Napoléon en attitude d’observation tenant dans sa main droite une longue-vue ». « Un aigle impérial aux ailes déployées accompagnera chacun des angles. Dans les quatre parties seront sculptés en relief, les noms des quatre glorieuses batailles qui ont eu lieu sous l’empire : Marengo, Austerlitz, Wagram, et Moskova. ».

L’abbaye de Jovilliers

Elle fut fondée en 1142 par Geoffroi, seigneur de Stainville, Sénéchal de Champagne et donnée à Herbert, Abbé de Rieval pour y fonder un monastère de son ordre : les Prémontrés. Donation confirmée par le Pape Alexandre III e 1178. Le roi de France était alors le seul seigneur de Jovilliers.

L’église Saint Matthieu

Dédiée au saint éponyme, construite au XVe et XVIe siècle à l’initiative du seigneur de Stainville. L’église de Stainville est classée en totalité au titre des Monuments Historiques depuis 1994.
En forme de croix latine, elle fut édifiée à partir d’une nef unique du XVe siècle. L’abside à cinq pans et deux chapelles formant de faux transepts datant du début du XVIe siècle. Sa toiture a été remaniée au XIXe, XXe siècle et plus récemment pour la partie clocher en 2008.
La Chapelle sud : Chapelle Seigneuriale des Stainville, Seigneurs du château, marquée des armes d’alliance de Louis de Stainville (1456-1524) et de son épouse Odette.

La chapelle Nord fut construite au XIXe siècle Un autel à baldaquin du XVIIIe, en provenance de L’abbaye de Jovilliers, y est adossée, orné en son centre d’une vierge de pitié.

Les traces du passé : De nombreuses statues ornent l’église dont une vierge à l’enfant, en pierre, datée de 1658, une vierge à l’enfant assise en bois polychrome dite « Notre Dame de Nantel » datant du XVIe. Un chemin de croix de style romantique a été offert à la paroisse en 1859 par l’Impératrice Eugénie lors d’un passage de Napoléon III à Stainville.
L’église a subit actuellement de très gros travaux de charpente et de maçonnerie. Déjà, en 1929, l’allure générale avait été modifiée par la dépose des quatre pyramidions qui se trouvaient aux angles de la toiture du clocher

Un village reconstruit

Le 14 juin 1940, les troupes allemandes venant de Bar le Duc par la vallée se heurtèrent à une forte résistance des troupes coloniales organisées en défense dans le village, et celui-ci fut presque’ entièrement détruit par les bombes allemandes. Seuls, le Château de Choiseul, l’église saint Matthieu et les quartiers dits du Pierge et des bords de Saulx ont échappés à la destruction. Le village reconstruit à l’issue de la guerre entre 1950 et 1952, fut définitivement achevé en 1959.

*Toutes les données historiques sont extraites de  "STAINVILLE Meuse. Son histoire" de Maître MARJOLLET, Notaire Honoraire à Stainville. 1991.

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